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Onagrine : mon avis très mitigé

Onagrine est une de ces marques que l’on croise depuis toujours en pharmacie, sans toujours savoir ce qu’elle vaut. Fondée en 1981, presque oubliée dans les années 2000, puis relancée après son rachat par le groupe français Noreva en 2013, elle a depuis pris un virage botanique assez net. J’ai testé une bonne partie de sa gamme sur plusieurs années — et je l’ai même réessayée récemment. Mon avis reste honnêtement mitigé : deux vrais coups de cœur, et pas mal de produits qui m’ont laissée indifférente. Voici le détail, sans complaisance.

L’essentiel en bref

  • +Mon coup de cœur : la CC crème, étonnamment différenciée et, à mon sens, très sous-cotée.
  • +Coup de cœur avec nuance : l’huile sublime démaquillante, best-seller de la marque — mais sa texture gélifiée me convainc moins depuis que je compare aux huiles coréennes ultra-fluides.
  • Mes déceptions : plusieurs soins agréables mais sans effet notable sur ma peau grasse.
  • iLe contexte : une marque française, fabriquée en France, qui a recentré son discours sur la cosmétique botanique et l’éco-responsabilité.

Onagrine, c’est quoi exactement ?

Créée en 1981, Onagrine a été l’une des premières marques françaises de parapharmacie à miser sur les extraits végétaux pour les soins ciblant les signes de l’âge. La marque tire son nom de l’onagre (Oenothera), une plante dont les fleurs ne s’ouvrent que quelques heures, à la tombée de la nuit — d’où son joli surnom de « belle de nuit ». On la connaît surtout pour son huile, riche en acides gras essentiels, mais Onagrine a la particularité d’exploiter aussi d’autres parties de la plante, ce qui reste assez rare en cosmétique.

Un détail que j’aime bien : comme beaucoup de plantes, l’onagre fabrique des composés antioxydants (dont des tanins) pour résister à son propre stress oxydatif. C’est exactement ce que subit notre peau face aux radicaux libres — un parallèle botanique qui donne du sens à l’usage de ces extraits.

La marque est passée entre plusieurs mains au fil des décennies, jusqu’à presque disparaître des rayons. C’est en 2013 que le groupe français Noreva la rachète et lui redonne un second souffle, avec une gamme entièrement repensée autour de l’huile d’onagre et de végétaux antioxydants. Les produits sont fabriqués en France.

Depuis, et surtout ces dernières années, Onagrine a clarifié son territoire : cosmétique botanique, formules riches en huiles et extraits végétaux, démarche éco-responsable (avec notamment un partenariat associatif autour de la reforestation) et parfums signés par des créateurs. Le catalogue a lui aussi évolué : certaines lignes que j’avais testées, comme la gamme Activ Détox, ne figurent plus au catalogue actuel, remplacées par des collections plus récentes (Aqua Cocoon pour l’hydratation, Vitamine Pop pour l’éclat, Visibly Pure pour les imperfections). À garder en tête en lisant la suite : mon avis est un instantané construit sur plusieurs années de test.

Mes deux coups de cœur Onagrine

Commençons par le positif, car il y a deux produits que je trouve vraiment réussis.

La CC crème : la vraie bonne surprise

C’est mon coup de cœur de la marque, et je suis même étonnée qu’on en parle si peu. Je l’ai découverte en 2018 : une maquilleuse me l’avait appliquée en choisissant pour moi la teinte n°2, légèrement rosée — alors que je prends toujours, par réflexe, la teinte la plus claire. Le rendu était magnifique.

Surtout, elle m’avait montré une façon de l’appliquer que je refais encore aujourd’hui : uniquement par petites touches sur la zone T, estompées vers le haut des joues et les cernes. La correction colorimétrique (rougeurs du nez, légers cernes) est franchement réussie, et le fini est velouté, légèrement poudré. Sa technologie de pigments encapsulés avec son effet velouté mat en font un produit teint vraiment différencié — je le recommande sans réserve à qui cherche un effet « bonne mine » léger et naturel. Elle n’existe cependant qu’en 4 teintes, à voir si cela peut vous convenir (elle s’estompe bien et se fond bien mais j’ai un doute pour les peaux très foncées).

L’huile sublime démaquillante : le best-seller… avec une nuance

C’est aujourd’hui le produit culte de la marque, présenté comme son numéro un des ventes. Et je comprends pourquoi : ce gel se transforme en gel-huile au contact de la peau, puis en mousse légère à l’eau, se rince parfaitement, et son parfum inspiré du néroli est très agréable. À un prix accessible pour une huile démaquillante, c’est un produit sensoriel et facile à vivre, que j’ai utilisé avec plaisir pendant longtemps.

J’avais fini un premier flacon et je revenais régulièrement vers elle car j’aimais vraiment beaucoup son parfum (que ma peau supportait pour une fois ahah). En plus, à l’époque, elle coûtait environ 13€ les 200mL donc c’était un prix plutôt avantageux pour ce type de démaquillant à l’huile. Attention cependant, je ne l’utilisais pas pour me démaquiller les yeux car c’est un nettoyant très moussant et je n’avais pas vraiment confiance pour ma vue…

Par contre, mon amie Samia n’avait pas aimé du tout ce produit car elle trouvait qu’il ne démaquillait pas aussi rapidement que son démaquillant biphasé, et elle m’avait d’ailleurs donné son flacon vu que personnellement je l’aimais bien ^^. Pas de gâchis entre copines !

En la réessayant récemment, j’ai pourtant été plus réservée : je l’ai trouvée assez gélifiée et un peu difficile à étaler, là où mon souvenir était plus fluide. En réalité, ce n’est pas un défaut de formule, c’est mes goûts qui ont changé. Depuis que j’importe et que je teste énormément de K-beauty via ma boutique en ligne Skin Cafeine, j’ai pris goût aux huiles démaquillantes ultra-fluides, presque aqueuses, comme l’huile nettoyante au haricot mungo de Beplain : à côté, la texture plus dense d’Onagrine me semble moins confortable. C’est une question de préférence personnelle de texture, pas un reproche objectif — si vous aimez les huiles riches et enveloppantes, elle vous plaira sans doute beaucoup.

Les produits Onagrine qui ne m’ont pas convaincue

J’ai testé beaucoup d’autres produits de la marque. Ce ne sont pas de grosses déceptions : la plupart sont agréables, mais je les ai trouvés basiques ou peu adaptés à ma peau grasse, sans effet notable. Quelques exemples concrets.

Le booster d’éclat (gamme Activ Détox, que je ne retrouve plus au catalogue). Une base d’huile de coton et de squalane, vendue à un tarif que ej trouvais trop élevé pour son petit format. En plus, l’huile de coton a un indice de comédogénicité de 3 sur 5 : sur ma peau, elle s’est révélée comédogène, sans aucun effet éclat, et m’a même valu quelques boutons et points noirs à la longue. Le sérum vitaminé de la même gamme était fluide et agréable, mais sans résultat visible pour moi.

La gamme hydratante (ex-Ona Hydratant, aujourd’hui remplacée par Aqua Cocoon). Des formules que j’avais trouvées assez riches. Habituée aux soins coréens hydratants très fluides, j’avais eu l’impression de retrouver des textures de parapharmacie française classiques — qui conviennent sans doute mieux aux peaux normales à sèches qu’à ma peau grasse.

Le sérum unifiant (gamme White Perfection). Je l’avais testé car il contient du niacinamide et de la vitamine C, deux ingrédients actifs que j’apprécie pour atténuer les taches. Mais il plaçait aussi l’alcool assez haut dans sa formule, et ma peau avait réagi par de petites rougeurs : j’avais préféré arrêter.

Les soins ciblant les signes du temps (gammes Global Expertise et Extrême Jeunesse). Testés par ma maman, qui les avait utilisés en entier : agréables, mais sans effet visible sur sa peau, là encore.

Au fond, mon ressenti rejoint mon introduction : pas de catastrophe, plutôt des produits qui n’étaient pas faits pour mon type de peau, ou dont je n’ai pas constaté les bénéfices annoncés. Et c’est précisément là que tout se joue.

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FAQ — vos questions sur Onagrine

À qui appartient la marque Onagrine ?

Onagrine appartient au groupe français Noreva, qui l’a rachetée en 2013. C’est une marque créée en 1981, fabriquée en France, construite autour de l’huile et des extraits d’onagre.

Les produits Onagrine sont-ils efficaces ?

Sur ma peau grasse, le bilan est contrasté : la CC crème et l’huile démaquillante m’ont convaincue, mais je n’ai pas constaté d’effet visible avec plusieurs autres soins. Cela dépend largement de votre type de peau et de vos attentes — un produit sans effet sur moi peut très bien convenir à une peau différente.

Où acheter les produits Onagrine ?

La marque est distribuée en pharmacie et parapharmacie, ainsi que sur son site officiel. Les prix restent globalement accessibles pour de la parapharmacie française.

Quel produit Onagrine choisir pour commencer ?

Si je devais conseiller un point d’entrée, ce serait la CC crème, le produit le plus différencié de la marque, suivie de l’huile sublime démaquillante si vous aimez les textures riches. Pour le reste, mieux vaut partir de vos besoins réels plutôt que d’une gamme en particulier.

Onagrine convient-elle aux peaux grasses ?

Plusieurs textures de la marque m’ont semblé un peu riches pour une peau grasse comme la mienne, et mieux adaptées aux peaux normales à sèches. Sur peau grasse, je privilégierais les textures les plus légères — et, idéalement, un point sur ses besoins avant d’acheter.

Mon avis final sur Onagrine

Onagrine est une marque française sérieuse, avec une vraie identité botanique et une fabrication locale que je salue. Mais l’identité ne fait pas tout : sur ma peau grasse, l’essentiel de la gamme m’a laissée sur ma faim, à deux exceptions près que je recommande volontiers — la CC crème, vraiment réussie et trop discrète, et l’huile démaquillante si vous aimez les textures riches. Mon avis reste donc mitigé, mais nuancé : tout dépend de votre type de peau et de ce que vous en attendez. Pour ne pas acheter au hasard, le plus simple est de faire le point avec un diagnostic de peau avant d’investir dans une nouvelle marque.

Et vous, vous avez déjà testé Onagrine ? Partagez votre ressenti en commentaire — j’adore comparer les expériences, car une même formule ne se comporte jamais tout à fait pareil d’une peau à l’autre.

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